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D’illustres invités

Si le château de Trédion a connu d’illustres propriétaires dans la période du XIVe au XIXème siècle, il a reçu de plus illustres invités encore dont :

  • Le Roi François 1er qui, le 31 août 1518, se restaura et logea au château une nuit avant de rejoindre le lendemain « Vannes, petite cité de 9000 âmes ».
  • La Reine mère Catherine de Médicis, en 1570, régente du Royaume. Durant les guerres de religion qui divisèrent les Français à la fin du XVIè siècle, Catherine de Médicis joua sur la rivalité « entre les Grands catholiques et les Grands Protestants » pour les afaiblir et s’imposa comme arbitre indispensable. C’est dans cette optique qu’il faut situer la visite de catherine de Médicis à Trédion en mai 1570.
  • Charles IX vient séjourner un mois à Châteaubriand. Le roi est accompagné de sa mère et d’une suite importante. Il séjourne ensuite au château de la Forêt Neuve, en Glénac (près de Redon), chez Guy de Rieux.

François 1er

Accompagné de la Reine Claude de France
François 1er, désireux de faire découvrir le royaume à son épouse, la Reine Claude De France, fille d’Anne de Bretagne (mais née à Romorantin en 1499), débutent leur périple par la visite du Duché de Bretagne qu’elle a hérité de sa mère et qu’elle ne connait pas.
A cette occasion, venant de Nantes et se dirigeant vers Vannes, ils feront halte au Manoir de Trédion le 31 août 1518, où ils se restaureront et logeront une nuit avec leur escorte, dont on dit qu’elle comprenait plus de 10.000 personnes et dont la caravane s’étalait sur des dizaines de kilomètres…

Claude, l'épouse de François Ier francois-1er

Catherine de Médicis

Hôte de Gaspard de Coligny, chef des protestants, au château de Trédion en mai 1570

Catherine de MédicisCatherine de Médicis accompagne-t-elle le roi chez Guy de Rieux ? Nous n’en avons pas la moindre preuve. Nous savons par contre qu’elle est l’hôte des Coligny à Trédion quelques jours plus tard (les Coligny et les Rieux étant les plus belliqueux des Protestants de Bretagne).
Guy-Paul de Coligny hérite de Trédion en 1567. En mai 1570, Guy-Paul de Coligny n’a que 15 ans. Son oncle, l’amiral de France, Gaspart de Coligny, est-il à Trédion pour y recevoir la Reine mère? Nous ne pouvons l’affirmer, mais c’est vraisemblable.

Catherine de Médicis réside au château de Trédion au moins à deux reprises. Une première fois du 19 au 23 mai 1570, où elle écrit une lettre à « Messieurs les Présidents Nicolay et maitre des comptes Guyot, conseillers du Roy monsieur mon fils, Charles IX, datée du « XIXe jour de may 1570″, dont les termes sont reproduit ci-dessous (fac similé et traduction en vieux français, lettre consultable à la bibliothèque nationale).

Un peu plus tard, durant une semaine, elle séjournera à nouveau au château.
Par un second courrier il ressort que Charles IX n’a pas accompagné Catherine de Médicis à Trédion.

La reine-mère n’a cependant pas quitté le roi et abandonné le train fastueux de la cour sans motif important.
Au cours de ce séjour, elle ébauchera le traité de paix de Saint-Germain qui sera signé le 8 août 1570 reconnaissant aux protestants la liberté de conscience et l’autorisation de pratiquer leur culte.
Mais la trêve sera de courte durée. Catherine de Médicis va bientôt considérer comme néfaste l’influence de Gaspard de Coligny sur le roi… Les protestants seront massacrés dans la nuit de la Saint Bathélémy le 24 août 1572.

Lettre de Catherine de MédicisLa traduction